1 – La ménopause, cap difficile pour la femme S'il est raisonnable pour une femme de ne plus avoir d'enfants à partir d'un certain âge, cet état de fait est parfois simplement difficile à accepter. En effet, ne plus être capable de procréer est, pour une femme, un tournant compliqué à négocier tant au niveau physique que psychique.
La femme découvre sur son visage et sur son corps les stigmates de l'âge avec: • La soudaine prise de conscience d'avoir probablement dépassé la moitié de sa vie; • Les désagréments de la ménopause, soit les bouffées de chaleur, les vertiges, le relâchement de certaines parties du corps et la prise de poids au niveau du ventre; • Les enfants qui quittent le nid familial, laissant parfois la femme dans un grand désarroi, une immense solitude; • Et parfois un mari qui la quitte pour… une femme plus jeune, encore en âge de lui donner des enfants.
2. - Comprendre les causes de la ménopause
La faute aux hormones
Si le rôle des oestrogènes est essentiel dans la phase de maturation des ovules et si celui de la progestérone est déterminant dans la phase de préparation de la muqueuse utérine à la nidation d'un éventuel ovule fécondé, les hormones féminines sont responsables des caractéristiques harmonieuses du corps féminin et notamment de la bonne répartition des graisses. Au moment de la ménopause, les ovaires fabriquent de moins en moins d'oestrogènes et de progestérone, ce qui provoque chez la femme de grands bouleversements dont une modification de la qualité de la peau et une répartition différente des graisses. Le tour de taille augmente, la silhouette s'alourdit, s'épaissit. Situation d'autant plus inconfortable que la femme a le sentiment de n'avoir rien fait pour cela.
Les grignotages…
La chute des oestrogènes ouvre l'appétit et plonge la femme dans une sorte de dépression, d'angoisse, de vide affectif qu'elle essaye de combler notamment par la nourriture.
La bonne chair
Les moyens de se délasser changent avec l'âge. Avec les enfants qui grandissent, les contraintes familiales tentent à s'effacer et souvent, vers la cinquantaine, les sorties se résument à la fréquentation de restaurants. A la ménopause, le corps de la femme stocke d'avantage. Même en ayant l'impression de ne pas manger plus qu'avant, la femme a tendance à bouger moins, donc dépenser moins de calories. Son métabolisme basal, c'est-à-dire sa dépense en calories pour simplement maintenir ses fonctions vitales, diminue considérablement et la fait donc profiter plus facilement de ce qu'elle mange et qu'elle boit.
Le mal-être
Le désarroi dans lequel plonge la femme à l'approche de la ménopause la pousse parfois à compenser par la nourriture le vide qu'elle a en elle. Son corps dont l'esthétique semble lui échapper, son image qui ne lui correspond plus, ne l'incitent pas ou plus à faire l'effort de maintenir sa ligne ou de s'habiller ou même de fréquenter coiffeurs et instituts de beauté. Bref, le mal-être peut être très ravageur et plonger la femme dans la spirale de la nourriture ou de toute autre chose. Il peut même l'isoler du reste de la famille et notamment de son compagnon auquel elle ne pense plus plaire et qui fait les frais de ses sautes d'humeur.
3. - Reprendre confiance en soi
Se retrouver et sans complaisance analyser ce qui est beau en soi et ce qui pourrait être amélioré. S'occuper de sa nouvelle silhouette et lui trouver un style qui lui corresponde. Demander de l'aide aussi.
4. - Réguler son appétit
Privilégier les glucides ou sucres lents comme le pain, le riz, les pâtes et les céréales complètes, les pommes de terre, les légumes secs pour calmer l'appétit. Les sucres lents peuvent être consommés à chaque repas et ne font pas grossir contrairement aux idées reçues, à condition de les consommer normalement. Dans les pâtes, par exemple, ce qui fait grossir c'est la sauce. Les repas devraient être répartis sur la journée pour ne pas laisser de place aux fringales et aux envies. L'idéal serait de planifier en plus des trois repas principaux une collation à 10 heures et une autre à 16 heures et réserver pour le soir une boisson chaude et calmante. Le repas du matin devrait comporter des protéines et pas d'aliments sucrés. Il devrait être pris pendant au moins 20 minutes (règle à suivre pour tous les repas) pour arriver au point de satiété qui ne se manifeste qu'après ce laps de temps. Le repas du matin devrait être le plus important et celui du soir le plus léger. Un repas chaud le soir n'est pas exclus mais il ne devrait comporter que des aliments légers et précéder de deux heures le moment du coucher. Une règle d'or pour éviter la morosité: varier les plats.
Des collations intelligentes pour vaincre la ménopause
Eviter les biscuits et privilégier les fruits et laitages. A la ménopause, se greffent les risques l'ostéoporose. Nous faisons en général nos réserves de calcium avant l'âge de 20 ans. Pour prévenir l'ostéoporose, la femme doit manger suffisamment d'aliments riches en calcium sans oublier ceux qui contiennent de la vitamine D, vitamine liposoluble donc présente dans les graisses et qui fixe le calcium sous l'action d'une exposition à la lumière. Une promenade de 20 minutes suffit. Les fruits, riches en vitamines sont comme les légumes de bons aliments anti-radicaux libres, dont antivieillissement.
5. - Bouger et se distraire
Un peu de sport pour lutter contre la morosité et entretenir les os et les muscles mais également fluidifier la circulation sanguine.
Aquagym, stretching, vélo, marche et gymnastique douce sont d'excellentes activités sportives en période de ménopause. Pour celles qui n'aiment pas ça, il reste toujours la visite d'exposition, de musées, le shopping, en garant sa voiture loin des magasins ou encore, c'est la période, la cueillette des champignons ou la décoration et le jardinage. Bref, bouger pour dépenser des calories.
Pratiquer une activité, sportive ou non, c'est s'octroyer du plaisir, renouer avec son image, accepter qu'elle se modifie tout en la contrôlant, empêcher l'ennui de s'installer et avec lui, prévenir les plongeons à deux mains dans le frigo et les armoires de la cuisine.
Rendez-vous sur la Prem1ère (RTBF) dans l'émission Bon week end quand même présentée par Sophie Moens de 6h00 à 9h00 dans la séquence "santé" diffusée vers 7h25 tous les samedis.
Claudine Bournonville |